08 novembre 2009
l'irrévérence
Une chaussure qu'on lance
Sur la toile
*
De nombreux journaux s'autocensurent, la télévision supprime les émissions qui avec succès offraient d'utiles échanges sur des sujets de société, la Présidence convoque la presse...
Le société française abreuvée de jeux et de télé-réalité souffre aujourd'hui, plus que dans les années 60, d'une confiscation en terme de débat politique.
Sous les régimes anciens, lorsque la critique n'était plus autorisée par la parole ou par le texte elle s'exprimait en caricatures.
Aujourd'hui Internet offre une alternative, un accès à la libre expression, un espace propice au citoyen lambda pour s'exprimer, publier, chercher et recevoir.
Au-delà du texte, le dessin auquel la technologie associe l'animation, peut être d'une efficacité redoutable quant à la signification du message.
Un exemple : http://briskoto8.free.fr/mezihanplin/
Le Figaro lancera-t-il un sondage ? Qu'en pensez-vous ?
- Peut-on tolérer une tel irrespect de la fonction présidentielle ?
- Si oui a-t-il un effet anti-stress ?
.
oOo
05 novembre 2009
La chute !
Un jeu qui a de plus en plus
de succès
*
Il est gratuit
Pas de souci avec Hadopi !
http://www.planetdan.net/pics/misc/sarkozy.swf
Le pointeur de la souris, permet de manipuler le sujet et de le désarticuler selon la volonté du joueur.
Surprenant non ?
Un peu irrévérencieux mais l'exercice, dit-on, aurait une fonction bénéfique contre le stress
.
oOo
Evacuer l'humeur peccante
Mi-quinquennat
La fièvre
*
Avec l'usure du temps, sous les coups des conditions extérieures : réforme des collectivités, grand emprunt, bouclier fiscal, identité nationale …. Taxe sur les profits des banques ... et intérieures : Rejet des greffes nouvelles, plaies mal cicatrisées, la droite au pouvoir se divise.
Le patrinome devenu instable est en train de détruire le corps du parti présidentiel qui s'effrite.
Les parties non homogènes désagrègent l'ensemble. Ça grince aux articulations et de nombreux bugs perturbent la transmission des informations.
La tête parvient encore à imposer sa volonté à l'ensemble des membres mais avec plus de difficultés et pour combien de temps ? Le mal est aujourd'hui présent et le virus est mutant, après Clearstream il pourrait devenir nettement sarköphage .
Qui s'en étonnera ?
La politique n'est-elle pas un tantinet anthropophage ?
.
oOo
Grand emprunt
Après l'annonce, la réflexion
les mêmes causes ont encore les mêmes effets
Le 22 juin, sous les dorures de Versailles, Nicolas Sarközy, de la même manière qu'il avait déjà étonné la France par sa grande idée de supprimer la publicité des chaînes publiques, Nicolas Sarközy a renoué avec l'effet de surprise en annonçant, devant le congrès, le projet d'un grand emprunt.
Serait-ce manière d'inscrire son nom dans la lignée des illustres grands emprunteurs ?
- Emprunt Pinay : indexé sur l'or , exempt d'impôt et de droits de succession, le bonheur de quelques privilégiés
- Emprunt Giscard : il coûtera dix fois plus que prévu
- Emprunt Barre : n'a coûté que 50% de plus que prévu
- Emprunt Balladur : une autre opération coûteuse.
Pourquoi, combien, comment ... Pour qui ?
En septembre, à partir d'un inventaire qu'on disait à la Prévert, Alain Juppé se refusait d'indiquer un montant lorsque 100 milliards d'euros représentaient une valeur possible.
En octobre, ce même vice président de la commission, annonce aux députés une somme réduite entre 20 et 40 milliards tandis que le second la limitait à 35 milliards.
Dans une France " dangereusement endettée " selon Rocard, les présidents de la commission cherchent visiblement à réduire les conséquences de l'initiative présidentielle.
Depuis, la majorité se divise :
- Devedjian : "Le vrai sujet, c'est qu'est-ce qu'on met dans le grand emprunt. […] Quand on se sera mis d'accord sur ce que ça contient, on le chiffrera "
Woerth : " Plus la fourchette est basse, mieux le ministre du Budget se porte "
- Coppé : " avant de se précipiter sur un grand emprunt, on peut peut-être faire des économies...
- Gaino: " On peut faire un choix politique, le président de la République le fera de, 20, 30, 50 ou 100 milliards mais c'est un choix politique "
Le Président, qui ne se plie pas aux injonctions d'une tribune, se laissera-t-il influencer par celle des 63 de sa majorité qui le soutiennent ?
*
Le grand art de la politique
devient-il celui de gérer des caprices
?
.
oOo
03 novembre 2009
Limite atteinte
Serait-ce celle de la démocratie ?
" Ce n'est pas une tribune qui infléchira ma décision "
Ainsi parlait Nicolas Sarközy ! (réf Le Figaro.fr du 03/11/2009)
Lorsque trois anciens ministres UMP déclarent à propos de la réforme de la taxe professionnelle qui ne garantit pas de compensation pour les collectivités locales :
- " c'était se foutre du monde "
- " il faut savoir qui doit dépenser quoi avant de savoir comment on le finance »
- " Il nous apparaît peu rationnel de mener la réforme des finances avant celle des compétences."
Le président se fâche et sermonne ceux de sa majorité qui, avec l'opposition, contestent et rejettent le projet du gouvernement, c'est à dire le sien.
Celui qui a " souffert sur la princesse de Clèves " et réclamé la lecture de la lettre de Guy Môquet est-il à ce point omniscient pour montrer la seule voie à suivre et omnipotent pour l'imposer ?
La volonté d'un seul homme a-t-elle en démocratie vocation à s'imposer à l'ensemble des acteurs élus et à s'opposer durablement à l'opinion publique ?
Il n'a jamais été aussi bas dans les sondages d'opinion : seulement 39% des sondés approuvent son action.
*
En pareil cas, lorsqu'il n'est plus en accord avec le pays réel, la grandeur du politique serait d'avoir la sagesse de mettre fin à sa fonction
.
oOo
26 octobre 2009
Discret agenda
27 octobre
Déplacement de M. le Président de la République en province sur le thème "un nouvel avenir pour notre agriculture"
*
C'est ce qu'indique l'agenda présidentielle : http://www.elysee.fr/actualites/index.php?mode=agenda&lang=fr&month=10&year=2009&day=27&cyear=2009&cmonth=10
Plus disert quand il convoque la presse mais redoutant les manifestations, le Président choisit désormais de publier un agenda laconique.
Le nouvelObs dans un article du 23/10/2009, rapporte que selon Le Parisien, l'Elysée, qui redoute d'importantes manifestations, n'a pas apprécié que la préfecture du Jura dévoile l'information :
Il faut observer, sur le fond, que l'information existe et noter sur la forme un certain progrès au regard de la visite surprise à Gandrange qui ne figurait même pas à l'agenda.
Lorsque le pouvoir commence à craindre le peuple et que la fracture s'insinue avant le tremblement, sa cohorte de serviteurs peut craindre d'avoir à se déplacer la nuit.
Inspiré par le poète pourra-t-on dire alors :
La nuit, guidant son cortège de ministres dans une France endormie, jette sur le peuple ses sombres projets ...
.
oOo
23 octobre 2009
Au nom du père, du fils et du parrain
.
Neuilly, les Hauts-de-Seine, la France
Le Clan
*
Epad : Après le recul de l'Elysée, l'UMP, en partie divisé sur le sujet, veut reconnaître chez le Citoyen Jean Sarközy la maturité du fils du président de la République.
Voilà donc la démonstration d'une maturité forcée par l'indignation nationale et relayée à l'étranger par une moquerie propagée sur l'ensemble de la planète.
Le premier échec du clan est à la hauteur de l'enjeu, mais « Il a renoncé mais il n'a rien lâché » Après la fronde populaire il conviendra de veiller à ce que pourrait être la réaction d'un Président absolu.
La république est-elle en danger ?
Au nom d'un clan, la réforme territoriale semble retourner vers une organisation jacobine tandis que le méticuleux travail de Marleix serait de nature à favoriser encore par un découpage judicieux … la majorité présidentielle !
La reculade du fils Jean ne doit pas cacher la mise en garde du gouvernement par le Conseil d'Etat sur les dispositions du projet de loi relatif à l'élection des conseillers territoriaux tel qu'il a été présenté par Nicolas Sarközy mardi le 20/10/2009.
Des observations du Conseil d'Etat il faut retenir que :
« Le mode de scrutin retenu n'apparaît pas de nature à garantir, ni au conseil général ni au conseil régional, l'établissement d'une majorité stable propre à assurer le bon fonctionnement de ces collectivités territoriales »
« Le mode de scrutin projeté pour cette désignation était de nature à porter atteinte à l'égalité comme à la sincérité du suffrage compte tenu des modalités complexes de la combinaison opérée entre le scrutin majoritaire et le scrutin proportionnel dans le cadre d'un scrutin unique »
Les français seront-ils conduits dans un proche avenir à défendre le Conseil constitutionnel qui devient pour eux la seule protection contre la dérive jacobine de la présidence ?
En urgence, les ressentiments qui s'expriment et divisent les oppositions doivent s'effacer devant le danger qui guette le pays.
La maturité doit être mise à profit dans l'intérêt général
!
Rappel :http://itederoanne.canalblog.com/archives/2008/01/16/7570020.html
.
oOo
22 octobre 2009
Clearstream
Limpide,
ça coule de source
!
Le Président de la République française est le garant de l'indépendance de la justice. Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa s'est pourtant fait partie civile dans l'affaire Clearstream.
Responsable d'erreurs, celui qui, d'après Villepin avait promis de le « prendre à un croc de boucher » n'avait-il pas honteusement et avec précipitation confondu prévenu et « coupable » ?
L'affaire suit son cours ...
Procureur de Paris, Jean-Claude Marin, qui charge durement les prévenus, parmi lesquels figure Dominique Galouzeau de Villepin, est un magistrat du parquet, nommé par le pouvoir. Backchich info qui brosse de lui le portrait d'un carriériste de talent, le dit très au fait du sens du vent pour avoir : été Balladurien, viré Chiraquien puis tourné Sarkozyste.
http://www.bakchich.info/Jean-Claude-Marin-un-proc-qui-vous,04023.html
La vie administrative continue à pourvoir les postes manquants les plus significatifs, LeFigaro rapporte aujourd'hui que « des nominations sensibles sont attendues au parquet de Paris ».
Effectivement, à l'échéance du procès de l'affaire Clearstream, le procureur Marin pourrait recevoir la promotion espérée au grade de Procureur général de Paris.
Une telle récompense, comme un observateur avisé peut déjà le pressentir, permettrait au serviteur zélé d'avoir compétence sur la Cour d'appel de Paris pour garder ainsi un oeil encore attentif sur le dossier Clearstream qui pourrait être repris.
*
La République française
a-t-elle maintenant un Président absolu ?
.
oOo
21 octobre 2009
Néolibéralisme
Dérégulation
le projet Sarközyen
*
Dans la nouvelle civilisation voulue par Sarkozy, chaque citoyen devient le concurrent de son voisin.
Aux privilégiés, pour lesquels il gouverne, il offre un triple avantage.
Au travail, le salarié devient l'équivalent d'un auto-entrepreneur pour produire plus et mieux.
Placé dans la concurrence, chacun, en cherchant à préserver un avantage supposé ou réel, s'écarte d'une solidarité que les syndicats avaient contribué à établir.
Les méthodes apparemment douces placent le salarié dans un monde dérégulé qui fait de lui un acteur prêt à s'auto-évaluer jusqu'à s'autodétruire. Elles transforment la société pour imposer l'économie de libre échange et achever de faire de la planète le village global qui profite à une minorité. Au nom du marché, l'égoïsme et le profit individuel s'opposent à la solidarité.
*
Les banques, à l'origine de la crise par le goût du profit et une gestion risquée, ont été « sauvées » avec l'argent public. Responsables de nombreuses destructions d'emplois, elles s'enrichissent aujourd'hui rapidement et se montrent encore très généreuses avec leurs courtiers : http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-08-07-Banques
Pendant que le chômage continue d'augmenter, les amis du Fouquet's se portent très bien. La société se divise : Aux uns le bouclier fiscal, aux autres les taxes …
En France, si quelques députés commencent à rechigner dans les rangs UMP, le meilleur allier de la politique Sarközyenne reste la division des oppositions et dans ces oppositions la concurrence des ambitions personnelles.
La raison et la générosité déclarée des uns et des autres montrent des limites que les français risquent de payer de plus en plus chèrement.
Seront-ils capables de s'unir pour mettre fin à ce qu'ils dénoncent ?
Il est temps, pour les français, qu'ils se mettent sérieusement au travail
.
oOo
vers l'aventure
Taxe professionnelle
Un seul homme doit-il
imposer sa politique
?
L'opposition critique le projet tandis que des députés UMP défendent un amendement de 70 pages.
Pourtant :
N S : " Il faut supprimer la taxe professionnelle . C'est une réforme urgente sur laquelle je ne cèderai pas "
Epad
Un projet de décret pour lever la limite d'âge du président de l'Epad a été retoqué à l'Elysée.
Jean Sarközy, le fils, a obtenu le soutien du père pour s'installer dans la place.
Pourtant :
N S : « A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n'est pas mon fils. C'est moi.»
Bouclier fiscal
La polémique continue, à Gauche comme à l'UMP, car les contribuables les plus riches bénéficient de cette mesure.
Pourtant :
N S : « Je ne toucherai pas au bouclier fiscal »
Hadopi
Projet contesté, critiqué à Droite comme à Gauche et partiellement retoqué par le Conseil constitutionnel, iI a été marqué par un parcours difficile.
Pourtant :
N S : « J'irai jusqu'au bout »
Lettre de Guy Môquet
"Je n'ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé et je voudrais dire aux Français que ma première décision de président de la République sera de demander que cette lettre soit lue en début d'année à tous les lycéens de France."
Le souhait présidentiel a fait l'objet d'une polémique …
Pourtant :
N S a rendu sa lecture obligatoire dans les écoles.
Réforme du lycée
Parce que c'était elle, parce que c'était lui : Nicolas Sarkôzy, qui à maintes reprises, a montré qu'il avait « beaucoup souffert » sur la Princesse de Clèves, impose sa vision de la réforme.
En juin il veut laisser les portes ouvertes pendant le week-end et la période des vacances scolaires pour y développer le ciné-club et favoriser le sport.
En octobre, il veut donner plus de place aux langues, à l'oral, à la technologie, au droit.
N S : « Je ne me déroberai pas » pour mener à son terme la réforme
Grand emprunt
Annoncé par le Président comme indispensable, le grand emprunt dont le montant a été réduit de moitié cherche encore à définir sa finalité. Dans une situation de déficit abyssal de l'économie française, comme l'écrit LeFigaro, le Président refuse toute augmentation d'impôt mais s'emploie à augmenter ou à imposer de nouvelles taxes.
En période de crise sociale, économique, politique, lorsque l'INSEE constate une régression du pouvoir d'achat des ménages et une augmentation du chômage, il est difficile d'imaginer un redressement de la balance des comptes.
Pourtant :
N S : «Les recettes de la croissance devront être intégralement consacrées à réduire les déficits dus à la crise»
*
A près la destruction des services publics, le remplacement du juge d'instruction par le procureur, la mise en concurrence dans l'enseignement public et la réforme des hôpitaux pour transférer l'autorité de soin à des gérants, le néolibéralisme sarközyen se sera imposé.
Il se traduit aujourd'hui par la crise rencontrée notamment chez Renault et France-télécom. il établit en France ce que les japonais, après 50 ans de libéralisme conservateur viennent historiquement de rejeter.
La France, dirigée par un homme qui impose sa volonté à des ministres serviles comme à des députés godillots, n'a plus que le seul Conseil constitutionnel pour se rattacher à un rempart fragile.
*
Jusqu'où la république ?
.
oOo



