09 octobre 2009
Crime sexuel
" Yves Nicolin prescrit la castration chimique "
lit-on dans un article du PaysRoannais rédigé par Ludovic Daim
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L'hebdomadaire local qui ne manque pas la moindre occasion de rappeler à son lecteur, photo à l'appui si possible, le nom de l'ex maire de la ville, le considérerait-il comme apte à rédiger une ordonnance ?
Celui qui vit de son mandat, ne manque pas, sur les traces du grand responsable de l'UMP et de Bernard Debré, au gré des faits divers, d'utiliser l'actualité pour tirer, à partir de la douleur provoquée, une exploitation politicienne en renforçant ce que permet déjà la loi de 2005.
Ainsi, il s'affirme pour la castration chimique comme recours systématique et obligatoire !
Qu'en est-il ?
La dite castration chimique ne peut être prescrite que par un médecin, elle consiste en un traitement hormonal qui a pour objet de réduire la libido et les pulsions sexuelles. Le processus n'est pas irréversible et le sujet doit persévérer dans la prise quotidienne de ses médicaments pour éviter une rechute possible.
Le juge peut ordonner l'injonction de soins mais la castration chimique repose sur le consentement du sujet. Dans le cadre du secret médical elle est soumise à l'appréciation du médecin. Des psychiatres affirment aujourd'hui manquer d'études scientifiques pour démontrer l'efficacité de tels traitements.
Le député Nicolin, pour durcir la loi actuelle, a-t-il les moyens de
- s'assurer que le patient prendra ses médicaments ?
- veut-il supprimer le secret médical ?
- veut-il faire du médecin un auxiliaire de la justice ?
Au risque de rappeler des méthodes encore plus contestables le député UMP
- finira-t-il par réclamer un badge à disposer les vêtements des sujets considérés potentiellement dangereux ?
- souhaitera-t-il instaurer des services spéciaux pour contrôler la bonne application des mesures sécuritaires ?
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La nouvelle civilisation se fera-t-elle par la mise sous tutelle de
la psychiatrie
au service du pouvoir et de sa justice
?
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01 septembre 2009
Pôle de loisirs
Ce qui faisait la fierté de Nicolin
et de son ex-équipe
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A Roanne, deux ans à peine après son inauguration, le monstre industriel qui défigure le cours de la République accentue les marques d'une certaine fatigue.
Qui ne se laisse pas aveugler par les lumières et le clinquant des lieux constate ce que, en 2007, http://itederoanne.canalblog.com/archives/2007/12/17/7195518.html avait pressenti.
Sur un sol horizontal, peu propice à l'évacuation des eaux de surface, les fissures noires naissent et se multiplient.
De plus en plus visibles sur la peinture rouge, elles s'élargissent.
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L'évacuation des eaux se fait sur le trottoir ...
Le projet phare n'était donc pas à l'abri des intempéries... hors lumière, il montre aujourd'hui un devenir plus que médiocre.
Un maire qui habiterait dans sa ville aurait-il eu aussi peu de considération pour ses administrés et l'avenir des bâtiments de la cité ?
La question se posera en 2012
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25 juillet 2009
Livret A
Comme prévu :
La chute
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Comme ce bloc-notes l'avait annoncé, http://venividipolitis.canalblog.com/archives/2009/04/17/13418112.html , le livret A ne fait plus recette !
La dégradation de son taux rémunérateur dissuade les investisseurs qui le boudent : les retraits sont pour le deuxième mois consécutif supérieurs aux dépôts pour atteindre - 1,9 milliard d'euros en juin.
La nouvelle baisse du taux qui interviendra au 1er août devrait refroidir encore les épargnants et accentuer les retraits.
La proposition du député "gestionnaire" Yves Nicolin (UMP) de créer un "livret A des infrastructures durables" pour " protéger les territoires les plus durement touchés par les restructurations de l'Etat " n'a eu qu'un avantage : celui de se voir accorder encore un article supplémentaire dans un hebdomadaire local.
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Quand on veut être un gestionnaire durable
mieux vaut savoir prévoir
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17 juillet 2009
Pôle de loisirs
Bonne justice
et
mauvaise fin
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Sous le mandat d'Yves Nicolin le
conseil municipal avait placé la ville de Roanne dans un imbroglio
qu'avait dénoncé à la fois l'opposition et le conseiller Michel
Boufferet alors chargé des affaires juridiques.
Roland Mignard, adjoint sortant, avait soumis au Conseil le rapport par lequel la ville de Roanne confiait à la SEDL, sans appel à la concurrence, la réalisation du pôle de loisirs urbains.
Le
projet prévoyait notamment le rachat des équipements par la ville
de Roanne : parking et rue haute pour
un montant hors taxes de 8 926 250 €.
Après recours, la Cour européenne de justice et le Tribunal administratif ont donné raison à Jean Auroux, conseillé d'opposition, qui contestait la convention d'aménagement passée en 2002 entre la ville et la SEDL.
Le 22 mars 2007, le tribunal annulait la délibération du 28 octobre 2002 qui formalisait la dite convention passée avec la SEDL.
La vente à la ville de Roanne du
balcon que l'équipe municipale éconduite avait nommé rue haute
et du parking est cette fois annulée !
Si la décision de justice lui donne satisfaction, le
contribuable n'aura qu'un regret, celui de ne pas retrouver
l'intégralité des 8 926 250 €
que la SEDL devrait restituer à la ville. Une transaction pour
solde de l'opération pourrait voir ce montant réduit à 1 000 000
€.
La note finale reste lourde !
Yves
Nicolin, qui assume en politicien, était le gestionnaire que les roannais n'ont pas reconduit.
Dort-il encore sur ses "quatre oreilles" ?
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Sous et autour du navire amiral le constat est affligeant :
- La publicité sauvage est encore tolérée :
- Sous le pont, et sur la nappe phréatique, le bâtiment est humide
stalagmites en formation et stalactites à découvrir :

flaques en surface, comme en sous-sol :

coulures sous dalle et sur mur :

- de nombreux commerces sont encore en trompe-l'oeil
- L'architecture est bruyante
Le bâtiment, situé entre les voies SNCF et le cours de la république est soumis aux agressions sonores de la circulation urbaine et ferroviaire.
La forme de l'ouvrage et le choix des composants conduisent à des réflexions sonores qui auraient dues être limitées par des matériaux absorbants pour réduire en particulier l'impact sur les façades des bâtiments opposés.
- Le coût du stationnement reste dissuasif
Rappel:
Les villes qui conduisent une politique volontariste de stationnement hors centre, proposent des tarifs plus incitatifs. A titre d'exemple, le long de la Saône à Mâcon, le remarquable parking Lamartine, avec préposé à l'entrée, accueille le public avec un tarif avantageux : le ticket ci-après confirme un prix de : 1,60 € pour une durée de 5h39.
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de quoi faire réfléchir !
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16 juillet 2009
" A "
Le livret malade
de son taux d'intérêt
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Les taux d'intérêt réglementés réduisent le rendement du livret A à son plus bas historique.
La formule de révision est la suivante :
Taux Livret A = 1/4(Taux Euribor 3mois + Taux Eonia ) + 1/2 Taux Inflation hors tabac
Son évolution est significative :
- 1er août 2008 : 4 %
- 1er février 2009 : 2,50 %
- 1er mai 2009 : 1,75 %
- 1er août 2009 : 1,25 %
En 2008, plus de 20 milliards ont été collectés par les distributeurs de livrets mais la fixation du taux d'intérêt risque, après ses réductions successives, de poser rapidement problème.
Selon l'INSEE, l'inflation, annuelle est passée à -0,3% fin mai 2009, pour atteindre -0,5% en juin, à ce rythme, le calcul théorique devrait abaisser le taux du livret à 0,25% !
Dans de telles conditions, la Banque de France a recommandé au gouvernement de veiller à ne pas défavoriser une reprise économique tant attendue.
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S'il ne séduit plus, l'erreur était manifeste pour le député "gestionnaire" Nicolin, de proposer ce qu'il appelait : un "livret A des infrastructures durables" pour " protéger
les territoires les plus durement touchés par les restructurations
de l'Etat "
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07 juillet 2009
Corriger Wikipedia
A la culture, les ministres changent
mais les
méthodes restent les mêmes :
Des agents modifient la
fiche Wikipedia sur hadopi
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Le 14 février :
Http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/vu_sur_le_web/20090512.OBS6643/hadopi__quand_le_ministere_de_la_culture_corrige_wikipe.html
Le 06 juillet :
http://www.pcinpact.com/actu/news/51801-hadopi-wikipedia-olivier-henrard.htm
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En politique, sujet pour lequel la présence revêt une grande importance, l'Internet prend aujourd'hui une place toute particulière. Même si l'élu tente de montrer sa meilleure image à laquelle il joint souvent sa meilleure photo, il peut manquer certains détails, voire quelques exemples qui conforteraient une information !
Comme le montre http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/2277.asp, Yves Nicolin, député du nord de la Loire, à la ligne fonction, laisse encore apparaître : Gestionnaire, que ne reprend pas Wikipedia.
Si profession il y
a, l'internaute, comme l'électeur, aimerait que lui soient présentées
quelques références pour faire reculer l'idée d'une profession qui
ne serait que virtuelle.
La biographie sur
Wikipedia fera-t-elle, dans ce sens et par qui serait bien informé, l'objet d'une mise à jour
attendue ?
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17 avril 2009
Nicolin, un an déjà
Le député proposait un
« projet de loi de modernisation »
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Par cela, il entendait " protéger
les territoires les plus durement touchés par les restructurations
de l'Etat ".
Reconnaissant les méfaits de la
politique Sarközyenne, il voulait faire passer un amendement pour
éviter le pire. S'il n'a pas été suivi, il a néanmoins bénéficié
d'un article dans un hebdomadaire local. Au moins, celui-là ne l'oublie pas
!
Ce même hebdomadaire vient d'informer
ses lecteurs que ce même député vient de signer une nouvelle
proposition de loi qui vise, cette fois, à créer un «
livret A des infrastructures durables »
Pour désenclaver le Roannais, celui qui défendait fièrement le programme gouvernemental dit d'accélération de la RN7, puis avec conviction un Partenariat Public Privé sensé venir à la rescousse d'un Etat UMP qui ne respecte plus ses engagements, doit admettre que la méthode Coué a marqué ses limites. Les promesses étaient vaines ... les espoirs déçus.
Il s'est trompé ... il cherche
aujourd'hui des ressources introuvables ! Pour montrer cependant
qu'il bouge encore (politiquement) il propose un nouveau livret A.
- A : même sans consonne, le nom sonne bien et rappelle celui du livret populaire, celui que les banques arrachent à l'Ecureuil.
- Durable : Le qualificatif n'est pas
sans rappeler celui du livret qui remplace le Codevi. Le terme est à la mode
mais comme il est difficile d'imaginer des infrastructures publiques qui ne seraient pas durables, est-il vraiment nécessaire ?
Le
livret A des infrastructures durables est-il
destiné à financer des projets que les collectivités territoriales
devront prendre à leur charge pour palier le désengagement de
l'Etat ? On peut le craindre. Le député du Nord de la Loire devrait préciser sa
pensée et faire savoir s'il envisage un nouveau plan RN7 sur cette
base.
Avec le bon usage des économies, quand cela est possible, le député est généreux : il propose de faire financer des travaux d'infrastructure sur des fonds placés par des particuliers à 1,75% et bientôt 1% de rémunération en application de la formule retenue. Ignore-t-il que déjà des livrets A se vident pour trouver ailleurs de meilleurs placements ?
Ignore-t-il que des sociétés spécialisées dans les travaux d'infrastructure comme Eiffage, Bouygues et Vinci distribuent des dividendes avec un rendement compris entre 3,2% et 5,3% sans oublier, surtout, de doter richement leurs dirigeants ?
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Le député, s'il est formé
à la gestion, semble assurément avoir des préférences.
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Etudiants criblés de dettes
Le modèle anglo-saxon
inspire pourtant le député Nicolin
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Le député UMP Nicolin (exDL) très à Droite et très Libéral n'a de cesse de s'inspirer du modèle anglo-saxon dans toutes ses facettes pour promouvoir des projets de loi.
Pour rassurer les électeurs qui lui restent fidèles, celui qui se présente professionnellement comme gestionnaire et ne vit que de ses mandats serait bien inspiré de sérieusement présenter une expérience solide de gestion effectuée dans l'économie réelle.
Le modèle économique qu'il affectionne est responsable de la crise qui montre chaque jour de nouveaux actifs dits toxiques qu'il faut éliminer par la dette ou l'inflation, il fait supporter le chômage aux salariés et accorde aux seigneurs de l'industrie parachute doré, primes et retraite chapeau : un pillage considéré légal de la richesse produite.
Après son échec municipal, pour valoir quelques publications dans la presse locale, il propose à espaces réguliers des petits projets de loi.
Celui n° 1391 du 20 février 2009 avait pour objet, sur le modèle anglo-saxon, de permettre aux étudiants de s'endetter pour payer leurs études par un prêt remboursable à partir de leur premier emploi.
http://venividipolitis.canalblog.com/archives/2009/02/14/12515924.html
Le hic c'est que là aussi le système a montré ses limites : " Les étudiants américains criblés de dettes" écrit LEJOURNAL DES FINANCES :
La dette moyenne, de 2038 $ en première année atteint 4138 $ en quatrième année. Le surendettement s'accroît pour des études de plus en plus chères.
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Le député-gestionnaire Nicolin devrait lire la presse économique, ni de Gauche, ni subversive, elle lui fournirait d'utiles informations.
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24 mars 2009
Assumer
A l'UMP on assume
mais parfois le passé dérange
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Le secrétaire d'Etat au commerce s'en inquiète, Hervé Novelli n'a pas apprécié le reportage de FR3 Centre qui revient sur son passé d'extrême droite.
FR3 a supprimé le reportage de son site mais comme rien ne se perd sur la toile, Le Post nous en dévoile le contenu :
http://www.lepost.fr/article/2009/03/23/1468027_voici-le-reportage-qui-derange-herve-novelli.html
Sur la toile, Wikipedia publie la carrière politique du secrétaire d'Etat dont il ressort :
- Fédération des étudiants nationalistes 1962-1964
- Mouvement Occident :1964-1968
- Parti des forces nouvelles :1974-1981
- Centre National des indépendants et paysans 1980 puis UDF
- Parti républicain jusqu'en 1997
- UMP à partir de 2002.
Voilà donc une évolution comparable à celle de ses amis politiques : Gérard Longuet, Alain Madelin, Patrick Devedjian
Par ses affinités électives on comprend mieux pourquoi Hervé Novelli s'est rendu, en février, dans le département de la Loire à l'invitation du député Nicolin (transfuge de Démocratie Libérale, un proche de Madelin et de Longuet pour lequel il a "travaillé").
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14 mars 2009
Vers l'université payante ?
Le projet de 92 députés UMP
parmi lesquels figure celui de Roanne : Yves NICOLIN
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Pour endetter les étudiants
et reconsidérer la gratuité des études ?
La source :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1391.asp
Le texte :
Document
mis en distribution
le 20 février 2009
N° 1391
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ASSEMBLÉE NATIONALE
CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958
TREIZIÈME LÉGISLATURE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 21 janvier 2009.
PROPOSITION DE LOI
relative à la
création du prêt étudiant garanti
par
l’État et à remboursement différé et
conditionnel,
(Renvoyée
à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales,
à
défaut de constitution d’une commission spéciale dans les
délais
prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)
présentée par Mesdames et Messieurs
Sophie DELONG, Nicole AMELINE, Benoist APPARU, Philippe Armand MARTIN, Jean AUCLAIR, Jean-Claude BEAULIEU, Jacques Alain BÉNISTI, Marc BERNIER, Jérôme BIGNON, Jean-Marie BINETRUY, Gabriel BIANCHERI, Jean-Yves BONY, Jean-Claude BOUCHET, Chantal BOURRAGUÉ, Loïc BOUVARD, Françoise BRANGET, Chantal BRUNEL, Patrice CALMÉJANE, Joëlle CECCALDI-RAYNAUD, Dino CINIERI, Georges COLOMBIER, Geneviève COLOT, François CORNUT-GENTILLE, Jean-Yves COUSIN, Jean-Michel COUVE, Marie-Christine DALLOZ, Olivier DASSAULT, Marc-Philippe DAUBRESSE, Patrice DEBRAY, Jean-Pierre DECOOL, Lucien DEGAUCHY, Rémi DELATTE, Bernard DEPIERRE, Jean-Pierre DOOR, Daniel FASQUELLE, Jean-Michel FERRAND, Daniel FIDELIN, Marie-Louise FORT, Marc FRANCINA, Pierre FROGIER, Didier GONZALES, Claude GREFF, François GROSDIDIER, Pascale GRUNY, Louis GUÉDON, Jean-Claude GUIBAL, Christophe GUILLOTEAU, Michel HEINRICH, Michel HERBILLON, Françoise HOSTALIER, Denis JACQUAT, Maryse JOISSAINS-MASINI, Patrick LABAUNE, Marguerite LAMOUR, Marc LE FUR, Dominique LE MÈNER, Lionnel LUCA, Alain MARC, Jean-Pierre MARCON, Muriel MARLAND-MILITELLO, Jean-Claude MATHIS, Christian MÉNARD, Gérard MILLET, Jean-Marc NESME, Yves NICOLIN, Bertrand PANCHER, Yanick PATERNOTTE, Dominique PERBEN, Bernard PERRUT, Henri PLAGNOL, Bérengère POLETTI, Josette PONS, Didier QUENTIN, Michel RAISON, Frédéric REISS, Jacques REMILLER, Jean-Luc REITZER, Didier ROBERT, Arnaud ROBINET, Jean-Marc ROUBAUD, Francis SAINT-LÉGER, Bruno SANDRAS, Georges SIFFREDI, André SCHNEIDER, Éric STRAUMANN, Lionel TARDY, Guy TEISSIER, Jean TIBERI, Isabelle VASSEUR, Patrice VERCHÈRE, René-Paul VICTORIA et André WOJCIECHOWSKI,
députés.
EXPOSÉ DES MOTIFS
Mesdames, Messieurs,
La présente proposition de loi a pour objet la création d’un prêt étudiant garanti par l’État et dont le remboursement est différé et conditionnel. Ces prêts seraient accordés aux étudiants et remboursés par eux, en fonction de leur rémunération future, une fois entrés dans la vie professionnelle.
Le système universitaire français est actuellement fondé sur la gratuité de l’enseignement et le versement d’allocations de bourse en faveur des étudiants issus de milieux modestes. Force est toutefois de constater que ce sont les enfants issus de milieux favorisés qui profitent du système public d’enseignement supérieur financé par la collectivité. La situation est aujourd’hui devenue préoccupante en France : notre pays dépense deux fois moins en aides pour les étudiants que l’Allemagne et la Belgique et huit fois moins que le Danemark ou la Norvège. Par ailleurs, la dépense par étudiant est passée de 5 414 euros en 2001 à 5 268 euros en 2005, ce qui prouve la nécessité de prévoir des formes complémentaires de financement de l’enseignement supérieur.
La présente proposition de loi s’inspire d’un dispositif existant en Australie depuis 1988, en Nouvelle-Zélande depuis 1992 et au Royaume-Uni depuis 2004. Dans ces trois pays, des prêts à remboursement différé et conditionnel sont accordés aux étudiants pour financer leurs études. Les étudiants bénéficiaires ne remboursent ces prêts que lorsqu’ils commencent à travailler, une fois leur diplôme obtenu, et si la rémunération atteint un certain niveau.
Il s’agit, d’une part, de faciliter l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur par l’octroi de prêts garantis par l’État et, d’autre part, d’accompagner ce financement privé d’une obligation implicite d’efficacité de l’enseignement supérieur, puisque la garantie d’État n’aura pas à jouer si l’étudiant accède à un emploi bien rémunéré.
L’article 1er de la proposition procède ainsi à la création de prêts étudiants dont les trois caractéristiques majeures sont d’être garantis par l’État, de ne donner lieu à remboursement que lorsque les étudiants bénéficiaires obtiennent un emploi une fois leurs études achevées et de subordonner le remboursement par les étudiants au montant annuel de la rémunération qu’ils perçoivent.
Lorsque le montant annuel de leur rémunération est supérieur au seuil minimum fixé par décret, les bénéficiaires procèdent au remboursement du prêt. Le remboursement cesse temporairement d’être exigible lorsque le montant annuel de la rémunération devient inférieur au seuil réglementaire. Le bénéficiaire peut alors demander aux services de l’État d’être libéré du remboursement de tout ou partie du solde encore dû.
L’article 2 de la proposition de loi prévoit de gager le dispositif compte tenu de la garantie par l’État des prêts.
PROPOSITION DE LOI
Article 1er
Après l’article L. 821-4 du code de l’éducation, il est inséré un article L. 821-4-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 821-4-1. – Les étudiants peuvent bénéficier de prêts garantis par l’État et dont le remboursement est différé jusqu’à ce que les bénéficiaires obtiennent un emploi une fois leurs études achevées et conditionné au montant annuel de la rémunération perçue.
« Lorsque le montant annuel de leur rémunération est supérieur au seuil minimum fixé par décret, les bénéficiaires procèdent au remboursement du prêt. Le remboursement cesse temporairement d’être exigible lorsque le montant annuel de la rémunération devient inférieur au seuil réglementaire. Le bénéficiaire peut alors être libéré du remboursement de tout ou partie du solde encore dû.
« Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. »
Article 2
Les charges éventuelles pour l’État sont compensées, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts
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