Dépenser selon 

son pouvoir d'épargne

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Cette règle de gestion de « père de famille » finira-t-elle par s'appliquer aux politiques nationales ?

La société occidentale est malade depuis qu'au détriment des entrepreneurs elle a abandonné le pouvoir aux mains des financiers.

Le profit escompté n'est plus ordinairement le bénéfice justifié par la production et la vente mais celui de la spéculation, de la bulle financière et des placements à risque puis à haut risque, distillés puis engrangés dans de honteux montages.

Les crises successives qui contribuent encore à enrichir les gestionnaires financiers font payer la note à l'ensemble des acteurs économiques, aux consommateurs, aux contribuables.

Dans un système devenu pervers, les uns se nourrissent de l'impuissance des autres à pouvoir juguler par le pouvoir ce fol emballement.

Depuis 2008, avec l'UMP, la France bat des records de déficits : http://venividipolitis.canalblog.com/archives/2011/06/17/21405517.html  et de dette :   http://venividipolitis.canalblog.com/archives/2011/01/07/20063494.html

Après avoir laissé croître la dette jusqu'à l'inacceptable, le pouvoir essaie, à quelques mois des élections, une manœuvre pour se donner bonne conscience : Une nouvelle réforme constitutionnelle devrait, selon l'Elysée, permettre de réduire la dette au niveau acceptable.

Cela signifie qu'avec une règle d'or, le miracle constitutionnel viendrait à bout du laxisme politique ! Le citoyen peut se demander alors pourquoi avoir attendu une fin de mandat et un tel outil pour tenter d'atteindre ces louables objectifs !

Le Parlement a adopté, par un vote à l'Assemblée, la «règle d'or» d'équilibre des finances publiques mais la réforme qui a besoin d'une approbation des trois cinquièmes du Congrès a-t-elle de réelles chances d'être acceptée pour 2013 ?

Rien n'est sûr : Si Dominique de Villepin juge que l'idée est bonne et que François Bayrou donne son accord de principe, le FN et le PS dénoncent quant à eux des manœuvres politiciennes.

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Suffit-il à l'opposition de se contenter de critiquer le doublement du déficit au cours d'un mandat pour refuser d'appliquer de nouvelles règles ? N'a-t-elle pas à la fois un rôle de dénonciation et de proposition pour élaborer une vraie réforme économique ?

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oOo