Rien ne va plus

Le président commence à manger son chapeau

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La loi TEPA s'effiloche, après avoir créé un fossé entre l'aile droite et l'aile gauche de l'UMP, il cède sur le bouclier fiscal (supprimé), sur l'ISF (maintenu). Il abaisse ses prétentions sur le départ de Kadhafi qui n'est plus un préalable aux négociations … Lorsque tout fout le camp, Nicolas Sarközy, pour tenter de garder la main, improvise des mesures de dernière heure.

L'irréalisme est au pouvoir :

  • N'a-t-il pas annoncé la préparation d'un dispositif obligeant les entreprises à augmenter les salaires lorsqu'elles augmentent les dividendes ? Faudra-t-il craindre des réduction de salaire dans le cas contraire ? Et que faire en l'absence de dividende ?

  • Il relance un conflit avec la magistrature en introduisant des jurés populaires au tribunal correctionnel. La mesure ne répond pas aux moyens réclamés, au contraire , elle aggrave la situation avec pour effet d'allonger les procédures et d'augmenter les frais de justice.

Dans ce grand cafouillage de pré-campagne électorale, alors que sa cote de confiance est au plus bas, il affirme cependant : « Moi la situation, je la sens bien » ce qui est pour le moins inquiétant !

Réussira-t-il, avec les mots propres à la méthode Coué, à rassurer les députés UMP qui commencent à entrevoir le piège du Sarközysme qui, plus qu'avant, a besoin d'unité pour se prolonger ?

Avec une inflation au plus haut depuis 2008, un déficit record en février http://www.gecodia.fr/Commerce-exterieur-de-la-France-en-fevrier-2011-deficit-record-lie-au-petrole_a1892.html la France Sarközyenne se paye néanmoins le luxe de deux guerres.

Dans l'état actuel de déconfiture affirmée et de perte de crédibilité du pouvoir, qui, parmi les prétendants à la fonction suprême, aura à l'UMP le courage et l'opportunité d'imposer sa candidature contre le n°1?

Chez les loups, c'est le chef de la meute conduit la chasse et se sert en premier, c'est lui qui ordonne la poursuite d’un intrus sur le territoire de la meute. Lorsqu'il est fragilisé pourtant, un des subalternes lui dispute la place, s’il réussit c'est lui qui prend alors le commandement.

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et si à l'UMP l'homme était un loup pour l'homme ?

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oOo