Un passé connu

pour quel devenir ?

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Même si comme à l'UMP les partis politiques ont tendance à placer les recalés sur leurs listes, les élections européennes doivent être l'occasion d'une sérieuse réflexion sur le devenir de l'Europe. Née des ruines de la guerre, elle se construit par étapes.

Inspiré par Jean Monnet, Robert Schuman propose la mise en commun de la production du charbon et de l'acier. Le traité de Paris du 18 avril 1951 institue la CECA avec les signatures de l'Allemagne, la France, l'Italie et le Benelux.

Le traité de Rome du 25 mars 1957 institue  la  Communauté européenne ( CEE ) et la Communauté européenne de l’énergie atomique ( Euratom ).   L'union douanière autorise la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux, elle propose l’élaboration de politiques communes comme pour l'agriculture et les transports.

Le 4 janvier 1960, une convention avec l'Autriche, La Norvège, Le Danemark, le Portugal, La suède, le Royaume-Uni et la Suisse crée l'Association européenne de libre-échange

La CEE s'élargit avec la Grèce en 1961,  avec l'Espagne et le Portugal en 1986.

La notion d'appartenance à une communauté se développe en instaurant une citoyenneté européenne.  L'Europe choisit son drapeau et son hymne, elle instaure une tarification postale uniforme pour les pays de l'Union et supprime le panneau « douane ».

L'union économique et monétaire met en place en 1972 le « serpent monétaire » qui fixe des règles de fluctuation entre les monnaies avant d'adopter la monnaie unique le 1er janvier 1999.

Le traité de Maastricht, sur l'Union Européenne  entre en vigueur le 1er novembre 1993

Le 1er janvier 1995 l'Union Européenne intègre l'Autriche, la Finlande et la Suède.

Le traité d'Amsterdam renforce la place des droits de l'homme dans l'Union, se préoccupe de l'environnement et de la défense des consommateurs, accroît les pouvoirs du parlement européen.

En 2001 le Traité de Nice apporte des réformes institutionnelles pour tenir compte de l'ouverture de l'Union. Le 1er mai 2004, elle compte de nouveaux membres : l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, la Pologne, la Slovaquie, la République Tchèque, la Slovénie, Malte et Chypre.

L'adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie devient effective  le 1er janvier 2007.

L'élargissement est prévu par les critères de Copenhague, l’article 49 TUE  indique que « Tout Etat européen peut demander à devenir membre de la Communauté ».  Dans ces conditions, la demande d'adhésion du Maroc à la CEE  été refusée.

L'élargissement ne se fait pas sans difficultés pour son fonctionnement, ni sans interrogations sur son devenir, il doit tenir compte des pays devenus instables et en proie à des conflits ethniques.

Un processus de stabilisation et d'association  a été prévu pour les pays des Balkans  qui ont vocation à intégrer l'Europe, la Croatie, la  Macédoine, l'Albanie et le Monténégro l'ont accepté.

Des pays ont naturellement  vocation à entrer dans l'Union comme la Norvège et la Suisse, d'autres ne sont que très partiellement européens comme la Russie et la Turquie. Ces pays bénéficient, avec l'Union, d'un accord de partenariat et de coopération qui s'est particulièrement développé avec la Turquie. Même s'il a engagé des négociations d'adhésion à partir d'octobre 2005, ce pays n'est pas sans poser problèmes :

  • Manque de tradition démocratique,

  • Manquement aux droits de l'homme,

  • Le traitement des minorités Kurdes,

  • L'invasion et la proclamation de la république turque de Chypre  du Nord 

  • Il n'est pas non plus sans s'opposer à l'Europe formée par le siècle des lumières.

Parce que le Conseil de la recherche scientifique et technologique a été l'année dernière  placé sous l'autorité du Ministère d'Etat en charge des affaires religieuses, la revue scientifique turque Science et technique a vu son dossier sur Darwin  censuré et sa rédactrice en chef remerciée !

http://www.actualitte.com/actualite/8878-Turquie-censure-Darwin-article-scientifique.htm

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Ne serait-il pas dangereux sous prétexte d'un libre-échange façonné par une volonté anglo-saxonne de construire une pseudo-europe qui culturellement laisse entrevoir déjà de vives oppositions ?

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Les candidats aux élections européennes doivent être clairs sur le sujet

en ont-ils le courage ?

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